Allocution de la mairesse de Longueuil devant la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud lors de la campagne électorale québécoise 2018

La Rive-Sud au cœur des résultats électoraux

Seul le discours prononcé fait foi

C'est avec un immense plaisir
et surtout une très grande fierté
que je m'adresse à vous aujourd'hui
pour la seconde fois cette année.

En mars dernier,
souvenez-vous,
je vous ai parlé de ma détermination
à jouer un rôle actif
dans la défense et la promotion
des intérêts régionaux.

Je vous avais aussi mentionné
que le scrutin du 1er octobre prochain
représentait une occasion unique
de faire valoir nos revendications
auprès des candidats
qui souhaitent se faire élire
dans notre région,
de même qu'auprès
des chefs des partis politiques
qui aspirent à former
la prochaine équipe ministérielle à Québec.

Je remercie la Chambre de commerce
et d'industrie de la Rive-Sud
de nous en donner l'occasion.

Historiquement,
il nous faut constater que la Rive-Sud
n'a pas suffisamment
été prise en considération
sur l'échiquier politique québécois.

C'est peut-être en partie
parce que trop longtemps,
nous avons préféré mener des batailles
entre nous,
au détriment d'une véritable cohésion régionale.

Aujourd'hui,
je vous confirme que les choses
sont en train de changer.

Il nous faut prendre toute la place qui nous revient :
• En tant que ville;
• En tant qu'agglomération;
• En tant que région;
• Et aussi au sein même de la communauté métropolitaine de Montréal.

La population s'attend
à ce que ceux et celles
qui aspirent à nous gouverner
le 1er octobre prochain
prennent des engagements fermes
pour assurer le développement,
la prospérité et la qualité de vie
sur la Rive-Sud.

Pour réussir,
nous devons accepter
de faire les choses différemment
et nous doter d'un agenda commun.

Pour ce faire,
nous devons additionner
les exemples de réussite collective.

Laissez-moi vous rappeler brièvement
deux démarches récentes.

La Coalition A-30
a donné naissance à une mobilisation
sans précédent sur la Rive-Sud.

Plus d'une cinquantaine de municipalités,
une vingtaine d'organismes
et plusieurs acteurs de la région
et de l'industrie du transport
ont parlé d'une voix forte
pour exiger des gestes concrets
afin d'améliorer la fluidité sur l'autoroute 30.
Ainsi, depuis le 4 septembre dernier,
les autobus peuvent désormais
circuler sur les voies d'accotement
de l'autoroute 30,
entre les autoroutes 10 et 20.

J'en profite d'ailleurs
pour remercier la présidente sortante
de la Chambre de commerce et d'industrie
de la Rive-Sud, Madame Catherine Brault,
ainsi que les membres
du comité des transports,
qui ont piloté de main de maître cette initiative.

Le 20 août dernier,
la solidarité régionale
s'est de nouveau exprimée
avec la prise de position commune du RTL
et des cinq maires de l'agglomération de Longueuil
à l'égard des enjeux
liés au transport collectif.

Avec la Vision 2025,
les cinq maires de l'agglomération
ont parlé d'une seule et même voix
afin de faire valoir une stratégie intégrée
du transport en commun
et de formuler des projets concrets
en vue d'améliorer la qualité de vie des citoyens
et de diminuer la congestion routière,
non seulement dans l'agglomération,
mais aussi dans la grande Rive-Sud.
J'y reviendrai en détail un peu plus tard.

Mais revenons donc aux élections du 1er octobre.

Comme vous pouvez le voir sur la carte,
23 comtés sont en jeu en Montérégie,
dont 11 sur le territoire de la Couronne Sud
et 5 dans l'agglomération de Longueuil.

Dans le contexte électoral actuel,
notre région peut clairement faire la différence.
- La différence entre une victoire et une défaite;
- La différence entre un gouvernement majoritaire ou minoritaire.

Que ce soit bien clair aux yeux des candidats
des différentes formations politiques
présentement en campagne électorale,
VOICI les besoins et les aspirations
de notre région.

Je vous les exposerai
avec le plus de limpidité possible.
La Rive-Sud connaît présentement
une croissance sans précédent
au cœur de cette grande région
qu'est la Montérégie.

Comptant 15 MRC
et une population de 1,5 million d'habitants,
la Montérégie peut se vanter
d'afficher le 2e rang au Québec
au chapitre du PIB
et un taux de chômage de moins de 5 %.
Sur une période de 50 ans,
la population de l'agglomération de Longueuil
s'est accrue d'environ 300 000 personnes.

Avec une telle évolution démographique,
notre territoire s'est développé
à un rythme effréné.

Sur la présente image,
voyez à quoi ressemblait le secteur du métro
en 1967.
Vous pouvez constater qu'à cette époque,
les citoyens ne connaissaient pas
de problèmes de congestion routière
ni de difficultés à trouver
une place de stationnement!

Aujourd'hui, le portrait a bien changé.

Le centre-ville de Longueuil
est devenu un véritable carrefour
où cohabitent unités d'habitation,
espaces de bureaux,
commerces
et institutions d'enseignement.

Et ce n'est qu'un exemple
des nouveaux besoins auxquels
nous sommes confrontés. Parallèlement au développement urbain,
la région est devenue au fil des ans
un véritable pôle d'emploi.

Au cours des 10 dernières années,
il s'est créé plus de 90 000 nouveaux emplois
dans la grande Montérégie.

Après Montréal,
il s'agit de la plus forte croissance au Québec.

Seulement au sein
de l'agglomération de Longueuil,
on compte aujourd'hui plus de 165 000 emplois
qui sont occupés à 45 %
par des résidents de l'extérieur du territoire
.

Une tendance lourde se dessine :
de plus en plus,
les travailleurs qui résident sur la Rive-Sud
occupent un emploi sur la Rive-Sud.

On ne peut aborder le développement
de notre communauté
sans mentionner
la force d'attraction exceptionnelle
de nos institutions d'enseignement.

L'Université de Sherbrooke
a investi 125 millions
pour construire son campus de Longueuil
et accueille chaque année 6 000 étudiants
et professeurs.

Le cégep Édouard-Montpetit
compte 16 000 étudiants chaque année,
ce qui en fait la plus grande institution collégiale
francophone au Québec.

Édouard-Montpetit compte aussi
l'École nationale d'aérotechnique (ÉNA),
qui est la plus importante maison d'enseignement
en aérotechnique en Amérique du Nord.
C'est aussi la seule institution au Québec
à former des techniciens en aéronautique.

Enfin,
il ne faut pas oublier
le Collège régional Champlain de Saint-Lambert,
qui accueille annuellement
près de 3 000 étudiants.

Ces établissements
attirent une population importante
provenant de l'extérieur
et ils contribuent à notre caractère attractif,
à notre rayonnement
et à notre croissance.

Vous me voyez venir comme un train,
nous sommes maintenant confrontés
à d'importants problèmes de congestion
qui DOIVENT être résolus.
Rapidement.

  • On dénombre plus d'un million de déplacements par jour, dont 600 000 à l'intérieur du territoire.

  • En 10 ans, les déplacements entre l'agglomération et la Couronne Sud ont augmenté de 30 %.

  • Les bouchons de circulation sur nos ponts, nos autoroutes et nos rues locales continuent de s'accroître.

  • Le parc automobile de l'agglomération augmente à un ratio trois fois supérieur à celui de sa population.

Malgré nos efforts,
l'offre de transport collectif
est carrément insuffisante.

Les solutions, elles existent.

Sur l'image derrière moi,
on peut voir la plus récente photo
montrant la construction d'un équipement lourd
de transport collectif sur la Rive-Sud.

Désolé pour le noir et blanc,
mais vous vous doutez bien
qu'il s'agit du métro Longueuil
dans les années 60.

La station de métro
Longueuil-Université-de-Sherbrooke
est aujourd'hui la plus achalandée
du réseau montréalais
en heure de pointe du matin.

Un demi-siècle après sa mise en service,
réclamer son prolongement
n'est certainement pas un caprice.

Il est stupéfiant de compter
le nombre de députés régionaux,
de maires et mairesses,
de ministres des Transports
et de premiers ministres
qui se sont succédé depuis son inauguration.

Malgré l'explosion démographique,
le développement du territoire,
l'attraction de milliers d'emplois
et les problèmes quotidiens
de fluidité de la circulation,
les gouvernements qui se sont succédé
à Québec ont négligé la Rive-Sud.

Tout comme vous,
j'ai très hâte de remplacer cette image
par une belle photo couleur
présentant le début des travaux
du prolongement de la ligne jaune!

D'une même voix,
les maires ont présenté une stratégie intégrée
pour développer le transport en commun
et ils ont réclamé des mesures précises
pour améliorer la qualité de vie des citoyens
et diminuer la congestion routière
qui croît à une vitesse fulgurante.

J'en profite pour remercier
le maire de Saint-Lambert,
Monsieur Pierre Brodeur,
qui dirige de main de maître
le conseil d'administration du RTL.
Et je souligne également le travail acharné
de Michel Veilleux, directeur général du RTL
et de toute son équipe.

La Vision 2025 nécessite
que le REM soit un succès.
Et son succès dépend de l'accès à ses stations.

Que ferons-nous
si toutes les voies de circulation
pour accéder au REM vers Brossard
sont saturées?

L'ARTM oblige le RTL à rabattre,
de la 116 jusqu'à Brossard,
tout le transport en commun.

Il faut donc, premièrement,
implanter un tramway à haute fréquence
sur Taschereau.

Il n'y aura de véritable succès
que si les parties ouest et est
de l'agglomération sont reliées.
Sur ce point,
je joins ma voix à celles de Jean Martel
maire de Boucherville
et de Martin Murray,
maire de Saint-Bruno-de-Montarville.

En plus de s'intégrer parfaitement au REM et au métro,
ce projet contribuera à revitaliser
cette importante artère
qui est au cœur de l'agglomération.

Mais avant la réalisation
de ce projet d'envergure,
j'appuie ma collègue Doreen Assaad,
mairesse de Brossard,
pour protéger les accès
aux stations de la Rive-Sud
par des voies réservées et des feux intelligents.

Deuxièmement,
je le répète, ENCORE,
il est capital – primordial – urgent –
que la ligne jaune soit prolongée
.

Les nouvelles stations permettront
de réduire la congestion
et de faire gagner du temps aux citoyens
de Longueuil,
Boucherville et des autres villes
de la Couronne Sud
qui vivent à l'est de la 116.

Les différents candidats
des partis politiques
qui aspirent au pouvoir
doivent aussi tenir compte
de nos besoins en matière d'infrastructures routières.

Deux secteurs de Longueuil
sont particulièrement névralgiques
pour toute la population de la Rive-Sud.

Deux grands projets d'infrastructures
doivent être mis en œuvre.

Le premier
L'intersection du chemin de Chambly
et de la route 116.

L'échangeur Saint-Hubert,
qui traverse le chemin de Chambly
au-dessous de la route 116,
a depuis longtemps atteint sa capacité maximale.

L'échangeur Edna-Maricourt
est sur notre table à dessin depuis plus de 10 ans.
Le temps est venu
de construire ce nouvel échangeur
permettant de désengorger
les voies de circulation à cet endroit
et de mieux circuler entre les arrondissements
de Saint-Hubert et du Vieux-Longueuil.

Le second

Dans le secteur du métro
et de la Place Charles-LeMoyne,
l'accès est problématique,
tant pour les automobilistes
que pour les autobus
et d'importants problèmes de congestion
nuisent à la fluidité des transports.

Un nouveau viaduc,
dans l'axe du boulevard Lafayette,
permettra aux autobus
de rejoindre directement le métro depuis la 132
par des voies réservées.
Il permettra de séparer
la circulation en offrant un accès direct
au centre-ville tout en évitant
l'engorgement du pont Jacques-Cartier.

Plusieurs études ont été réalisées à ce jour
pour démontrer la faisabilité
et la viabilité
de ces deux projets.

Des viaducs. Il faut les faire!
Sérieusement.
Maintenant.
Pour faciliter la vie des Québécois.
Mais c'est loin d'être populaire!

Les retombées associées
aux projets d'infrastructures
et de transport collectif
que nous défendons
débordent largement le territoire
de l'agglomération.

La mobilité est maintenant
un enjeu montérégien
et c'est dans cette perspective
que nous envisageons nos actions.

Il ne manque plus
que la volonté politique pour les réaliser.

Les solutions sont connues,
étudiées, analysées.
Les décisions et l'argent sont à Québec.

Futurs élus,
sachez que nous nous battrons
sans relâche pour que cette vision se réalise.
La même approche nous guide
en matière de développement économique.

C'est pourquoi
j'estime que le développement
de la filière aéronautique
est un objectif que nous devons tous viser
au niveau régional.

La Montérégie
est la région qui compte le plus grand nombre
de PME au Québec
dans ce secteur d'activités.

Dans l'agglomération de Longueuil,
un emploi sur 25 est lié au secteur
de l'aéronautique.

Pour que le secteur aéronautique
continue de croître chez nous,
la région a besoin de main-d'œuvre qualifiée
et d'équipements à la fine pointe.

Nous demandons au gouvernement
d'investir massivement dans
la formation,
la recherche et développement et l'innovation
et de mieux financer
notre École nationale d'aérotechnique
et notre Centre technologique en aérospatiale.

De telles mesures
vont profiter à la ville de Longueuil,
à l'agglomération
et à l'ensemble de la Montérégie.

Je ne peux aborder
le secteur de l'aéronautique
sans parler de notre aéroport.

Récemment,
nous avons inauguré la réfection de la piste principale.

Il s'agit d'un premier jalon
visant à faire de Longueuil Saint-Hubert
LA plaque tournante
du transport aérien régional au Québec.

Pour y arriver,
d'autres pas restent à franchir.

C'est pourquoi nous demandons
l'appui financier du gouvernement du Québec
afin de doter notre aéroport
d'une aérogare moderne et fonctionnelle.

La mise en place de cette infrastructure permettra :

  • D'accueillir adéquatement plus de passagers; et
  • D'attirer de nouveaux transporteurs québécois ainsi que des compagnies aériennes low cost.

Il s'agit d'un projet qui,
encore une fois,
profitera à l'ensemble de la population
de la Montérégie
pour laquelle il sera beaucoup plus avantageux
de transiter par notre aérogare
que par Montréal-Trudeau.

J'en profite pour remercier
mes collègues maires de l'agglomération
et des MRC de la Montérégie
pour leur appui à ce projet.

D'autre part,
le développement de l'aéroport
et de l'industrie aéronautique
passe aussi par l'implantation
d'un centre d'entretien
et de révision d'aéronefs de classe mondiale.

Avec l'arrivée des avions de nouvelle génération
comme le A-220 d'Airbus
ou le nouveau 737 de Boeing,
un vaste marché s'ouvre
à l'échelle nord-américaine et mondiale.
Le gouvernement actuel
a promis d'implanter
un centre d'excellence au Québec
dans ce secteur d'activité
et de créer 1 000 emplois d'ici 15 ans.

Aujourd'hui,
nous disons à ceux
qui aspirent à nous représenter à Québec
que c'est chez nous que ça doit se passer.

Nous vous demandons
de prendre position en faveur de Longueuil
pour l'implantation de ce centre d'excellence
voué à l'entretien
et la révision des nouveaux appareils.

Avec la présence à proximité
de l'École nationale d'aérotechnique
et du Centre technologique en aérospatiale,
l'aéroport est le site tout désigné
pour accueillir un projet semblable.

Ne vous méprenez pas,
si nous n'allons pas de l'avant,
d'autres régions vont saisir l'opportunité.

Avec la croissance démographique
et le développement du territoire,
les municipalités sont appelées
à offrir à leurs citoyens
de nouveaux équipements et infrastructures
pour répondre à leurs besoins.

À Longueuil,
un nouveau complexe culturel
est dans les cartons depuis plusieurs années.

Nous voulons en faire,
au cœur de notre centre-ville,
un lieu de rencontres
et d'événements culturels
qui rayonnera sur toute la région.

Plusieurs organismes culturels
tels le Théâtre de la Ville,
l'Orchestre symphonique de Longueuil,
le centre d'exposition Plein sud,
de même que le Théâtre Motus
y trouveront leur place.

Nous voulons que
le prochain gouvernement confirme
qu'il participera financièrement à ce projet
en assumant 50 % des coûts,
comme il l'a fait dans plusieurs municipalités.

En matière d'infrastructures publiques,
d'autres enjeux sont préoccupants.

Par exemple,
il est primordial que l'aménagement
de nouvelles écoles dans les quartiers
en développement soit facilité.

Étant donné la rareté des terrains municipaux
en milieux urbains,
il faut que Québec modifie ses règles budgétaires
pour accorder aux commissions scolaires
les fonds requis pour acquérir
les terrains nécessaires
à l'implantation des nouvelles écoles.

Parlons maintenant de logement social.

Il s'agit d'un domaine où,
vous le savez,
les besoins sont grands
et les ressources insuffisantes.

L'agglomération de Longueuil
réclame depuis des années
que la Société d'habitation du Québec (SHQ)
lui attribue 300 unités par année
pour une période minimale de cinq ans
dans le cadre du programme AccèsLogis.

En disposant
d'un nombre d'unités annuel prévisible,
l'agglomération pourrait planifier
plus efficacement le développement
de logements sociaux sur son territoire
et ainsi mieux répondre aux besoins de la population.

C'est pourquoi
nous réclamons du gouvernement du Québec
une décentralisation
des responsabilités et des budgets
en matière de logement social.

Si c'est bon pour Montréal et Gatineau,
c'est bon pour Longueuil également.

La prise en charge
des programmes de la SHQ par l'agglomération
représente une somme
de l'ordre de 27 M$.

Enfin,
les sources de financement des municipalités
doivent se diversifier.

À l'instar des engagements pris
par tous les chefs de parti
lors des Assises 2018 de l'UMQ,
je suis d'avis que le gouvernement
doit faire plus pour aider les villes
dans leur nouvelle responsabilité.

Nos attentes seront très clairement exprimées
au Sommet municipal
qui se tiendra à Québec ce vendredi.
Comme je viens de vous l'exposer,
le chemin de la victoire
aux élections du 1er octobre
passe inévitablement par la Rive-Sud.

Car aujourd'hui
les leaders politiques,
économiques et sociaux de la région
se parlent,
discutent,
décident
et se tiennent unis.

Nous y arrivons en tendant la main.

  • Vers les maires des quatre villes partenaires de notre agglomération;

  • Vers les autres maires, mairesses et préfets des municipalités de la région;

  • Et vers tous les autres décideurs de notre grand territoire.

Au-delà des batailles politiques
que nous gagnerons ou perdrons,
certaines divergences
vont demeurer inévitables,
ça arrive et c'est normal.

Mais celles-ci
ne doivent plus jamais servir de prétexte
à refuser d'avancer ensemble.

Peu importe les résultats,
tous les candidats de tous les partis
doivent dorénavant savoir
que notre solidarité régionale
s'exprime maintenant à haute voix.

J'ai le goût de vous dire en terminant :

Futurs députés et ministres :
nous nous reverrons très bientôt!

D'ici là,
à tous les candidats et candidates,
je vous souhaite la meilleure des chances
le 1er octobre.

Et à vous tous ici présents,
merci de votre écoute.