La Ville de Longueuil suspend la construction d’une résidence dans le boisé Maricourt et invite la Ville de Saint-Bruno à prendre ses responsabilités dans le dossier du Boisé des Hirondelles

À la sortie de la rencontre hebdomadaire du comité exécutif, la mairesse Caroline St-Hilaire a annoncé l'arrêt des travaux de construction d'une nouvelle résidence sur le boulevard Maricourt. Un permis de construction n'aurait pas dû être délivré dans cette zone boisée protégée par un Règlement de contrôle intérimaire (RCI) qui y interdit l'abattage d'arbres.

Une enquête administrative est en cours, en même temps qu'un recensement de tous les terrains situés dans des secteurs où le développement n'est pas autorisé afin d'éviter que la situation ne se reproduise. De plus, lors de la prochaine séance du conseil de ville de Longueuil, une procédure règlementaire sera introduite afin d'assujettir d'autres boisés à la protection d'un règlement de contrôle intérimaire.

« La protection des écosystèmes n'est pas négociable. Nous prendrons les mesures nécessaires pour faire respecter la règlementation en vigueur et nous assurer de la protection intérimaire des milieux à documenter », a expliqué la mairesse Caroline St-Hilaire.

Saint-Bruno-de-Montarville doit agir dans le dossier du Boisé des Hirondelles

D'autre part, la mairesse presse le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, Martin Murray, d'adopter, comme convenu, des mesures règlementaires qui vont protéger définitivement le Boisé des Hirondelles, considérant que c'est le souhait de son conseil municipal.

« Depuis l'été 2014, l'agglomération a posé des gestes règlementaires pour protéger le Boisé des Hirondelles de tout développement. Pendant ce temps, le maire Murray n'a rien fait et rend l'agglomération de Longueuil responsable de son inaction. Pourtant, Brossard, Boucherville et Longueuil ont réglé localement des dossiers de cette nature et protégé leurs écosystèmes. De toute évidence, M. Murray craint les poursuites du promoteur avec qui sa Ville a signé une entente pour développer ce boisé en 2012. Il voudrait que les citoyens de toute l'agglomération assument d'éventuels frais juridiques ou d'expropriation dans ce dossier. Je l'invite à prendre ses responsabilités! » soutient la mairesse de Longueuil.

Le SAD identifie près de 5600 hectares d'écosystème d'intérêt confirmé, ce qui constitue une hausse de 17 % des espaces protégés au plan de conservation actuellement en vigueur.