Une seconde vie pour les arbres de l’agglomération de Longueuil

Les membres du conseil d'agglomération de Longueuil ont approuvé aujourd'hui un projet d'entente avec le Centre de valorisation du bois urbain (CVBU), une entreprise d'économie sociale à but non lucratif. L'initiative, qui sera dotée d'une enveloppe de près de 118 000 $, vise à mettre en place les conditions nécessaires pour valoriser le bois des arbres publics abattus sur le territoire, notamment dans le contexte de la lutte à l'agrile du frêne.

« Il s'agit d'une belle occasion de transformer une problématique en opportunité », a tenu à souligner la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire. « Depuis l'arrivée de l'agrile du frêne, toutes les villes de l'agglomération doivent composer avec une grande quantité de bois résiduel issu des abattages. Nous donnons aujourd'hui le feu vert à un projet visionnaire, qui mènera à la mise en place d'une stratégie globale et à long terme de gestion des résidus du bois urbain, en vue de le redistribuer à la communauté », a ajouté la mairesse.

Une approche structurante
Le mandat qui sera donné au CVBU se décline en trois volets. Tout d'abord, une analyse des besoins et des utilisations possibles du bois franc sera faite, dans le but d'identifier les produits qui pourront être développés, au bénéfice de la collectivité. Ensuite, un devis technique « type » et un guide municipal seront élaborés. Ceux-ci contiendront des recommandations concrètes destinées aux villes de l'agglomération, en vue de récupérer et de valoriser le bois urbain, de même que des outils leur permettant de mettre en œuvre la redistribution de cette matière première à la communauté.

Enfin, le dernier volet de l'entente concerne quant à lui la question de la planification de la mise en place d'une infrastructure permanente de valorisation de cette ressource. En effet, les villes de l'agglomération souhaitent non seulement revoir l'ensemble de leurs méthodes de gestion du bois urbain à court terme, en se dotant d'outils rapidement, mais également mettre en place, à plus long terme, un système pour encadrer les activités de valorisation du bois urbain, toutes essences d'arbre confondues, dans le but de maximiser les retombées économiques, sociales et environnementales.