Discours de Caroline St-Hilaire Réussir notre région prononcé à la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud le 22 février 2012

Seul le discours prononcé fait foi

Tout d'abord, je tiens à remercier la Chambre, ainsi que vous tous ici ce midi, de votre hospitalité.

J'ai vu sur le site Web de la Chambre, une mention promotionnelle qui m'a fait sourire : « Madame Caroline St-Hilaire vous convie à son rendez-vous annuel ».

Un peu comme si chez vous, c'était chez moi.

Donc un peu comme si c'était moi qui vous invitais.

En effet, c'est la 3e occasion que j'ai de vous parler à titre de mairesse de Longueuil.

Et je vous le dis sans prétention que je me sens ici très à l'aise.

La confidence que je veux vous faire, c'est que ce n'était pas du tout comme ça la première fois, en janvier 2010 ! Pas du tout.

En fait, je ne me souviens même pas de ce qu'on a mangé ce jour-là.

Souvenez-vous, c'était tout de suite après l'élection de l'automne 2009.

Et une élection, par définition, c'est des gens qui s'opposent, et même qui se combattent.

Et à Longueuil particulièrement, c'est souvent des électeurs qui prennent partie de la même manière depuis longtemps.

Or sitôt après son élection et quelle que soit sa majorité, le premier défi d'un élu, de tout élu, surtout une nouvelle mairesse, c'est de devenir l'élue… de tout le monde.

C'était ça ma préoccupation.

C'était d'autant plus préoccupant que je devais vous annoncer de bien mauvaises nouvelles budgétaires.

Ce qui n'est pas exactement gagnant devant un auditoire de gens d'affaires.

Mais grâce à notre franchise de part et d'autre, et grâce aussi au fait qu'on était conscients d'être dans le même bateau.

Un bateau qui est notre « chez nous ». Un bateau qu'il faut mener à bon port.

Nous, nous sommes d'accord pour voir ce qu'on pouvait faire ensemble.

Et depuis ce jour-là, nous avons fait bien des choses ensemble, et de bien bonnes choses.

À pareille date l'an dernier, je vous parlais de l'état lamentable des finances de la Ville et de ses infrastructures.

Un an plus tard, nous avons redressé nos finances publiques, sans augmenter la taxe au-delà de l'inflation, même en incluant une nouvelle taxe dédiée pour redresser nos infrastructures.

Cette taxe dédiée va nous permettre de réaliser des travaux de 100 M$ en infrastructures sur deux ans.

Aussi, nous avons fait passer le nombre de conseillers de 26 à 15, pour réaliser une économie annuelle récurrente de 1 M$.

La nouvelle carte électorale a d'ailleurs été présentée hier soir aux citoyens.

Et Longueuil aura enfin son marché public. Juste à côté de l'hôtel de ville. Les produits agroalimentaires de nos producteurs et artisans auront un point de vente.

C'est le début de la mise en valeur de ce secteur dont les retombées dépasseront les 60 M$. Je vous invite déjà à son ouverture le 13 mai prochain…

Nous passons de la parole à l'acte…


Aussi à pareille date l'an dernier, je vous ai invités à faire naître ce que j'ai appelé l'affirmation régionale dont les vertus centrales seraient la solidarité et le partenariat.

Encore là, on est passé de la parole aux actes :

Au cours de la dernière année, nous avons été solidaires des sinistrés du Richelieu auprès de qui nous avons appris à conjuguer nos efforts, nos ressources matérielles et humaines dans une solidarité inspirante.

Nous avons ensuite fait équipe en nouant des partenariats profitables :

  • On s'est rallié derrière la Coalition pour un nouveau pont Champlain.
  • On a fait front commun pour des mesures de mitigation contre la congestion routière.
  • On a tenu notre premier Forum économique de l'agglomération de Longueuil, qui nous a permis de faire consensus sur ce qui était essentiel pour le développement de notre région.
  • On a mené une campagne extraordinaire pour obtenir la Finale des Jeux du Québec à l'été 2014. Un projet commun qui profitera à notre jeunesse et qui profitera à toute notre région.

Je veux ce midi vous remercier tous pour votre appui et particulièrement à nos partenaires financiers qui ont dit oui dès le début, je pense aux pharmacies Jean Coutu, à Pratt & Whitney, à Héroux-Devtek, et McDonald's.

  • Et au cours des derniers jours, nous avons obtenu du ministère des Transports qu'il réalise avec nous la première phase d'étude pour des travaux routiers sur les voies d'accès du nouveau quartier de la Place Charles-Le Moyne. Ce projet nécessitera des travaux de près de 150 M$ !

À terme, ces travaux feront en sorte que nous aurons tous :

  • Un meilleur accès au pont Jacques-Cartier.
  • Un meilleur accès au métro. ET
  • Un meilleur accès au campus de l'Université de Sherbrooke.

Ces nouveaux accès vont décongestionner le secteur avec les nouvelles voies d'accès qui vont dorénavant séparer le trafic allant vers le métro et vers le pont grâce :

  • À un nouveau viaduc au-dessus de la 132.
  • À une rue Saint-Charles élargie.

Ainsi, tout le nouveau quartier de la Place Charles-Le Moyne sera plus sécuritaire pour les piétons; plus sécuritaire aussi pour les utilisateurs des Bixi dont nous installerons la première de 6 bornes près du métro en avril prochain !


Je voudrais maintenant revenir sur le Forum économique de l'automne dernier.

Je l'ai dit et je le répète c'était le premier de l'agglomération de Longueuil et ce n'était pas banal, car à partir du moment où une région se mobilise, et revendique quelque chose, elle s'affirme, elle existe.

Lors de ce forum, nous avons réaffirmé que nous voulions :

  • Notre propre identité.
  • Nos propres leviers économiques.
  • Nos propres outils de développement.
  • Que nous voulions notre propre région administrative.

Jusqu'ici, on a fait ce qu'on pouvait avec les outils politiques qu'on avait.

Mais il vient un moment où l'on voit que les outils politiques qu'on a sont insuffisants.

Certaines de nos ambitions de développement dépassent notre capacité politique actuelle de les réaliser.

Alors, les 5 villes de l'agglomération, la Chambre de commerce, DEL, la CRÉ, le CLD, nous avons tous convenu qu'il nous fallait un autre outil.

Un outil, Plus performant, plus structurant, plus cohérent.

Et c'est outil c'est le statut de région administrative.

Si tout cela est évident et naturel pour nous, ce ne l'est pas nécessairement pour tout le monde.

Pourtant, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a dit à l'Assemblée nationale que notre dossier était solide. Jean Lapierre aussi a même dit que c'était logique…

Notre ministre régionale, Nicole Ménard, a fait preuve d'écoute. Et je suis certaine qu'elle porte nos dossiers avec conviction auprès de ses collègues du conseil des ministres.

La population également. Je vous dévoile d'ailleurs aujourd'hui en primeur, les résultats d'un sondage Léger Marketing, mené au cours des derniers jours, sur cette revendication :

  • 83 % des répondants souhaitent que nous ayons une meilleure représentativité politique face à Montréal et Laval.
  • 71 % disent qu'une région administrative nous permettrait d'y parvenir
  • 67 % disent que cela va nous aider à organiser nos infrastructures routières et de transport
  • En conclusion, de façon générale, pas moins de 65 % des répondants sont en faveur de notre démarche. C'est sans équivoque !

Quand les médias parlent de « séparer » Longueuil de la Montérégie, vous et moi savons que ce n'est pas du tout ça dont il s'agit.

C'est d'abord une question de gros bon sens.

Regardez à l'écran, ce sont les 17 régions administratives du Québec.

Dans le cercle blanc au bas de l'écran, c'est la Montérégie. Cherchez notre région qui représente plus de 400 000 personnes et qu'on ne voit nulle part sur la carte…

Le sondage démontre très clairement que les gens de notre agglomération ont compris cela.

Ils ont compris qu'une région administrative c'est un outil. Un outil essentiel. Et que dans le fond c'est une question de gros bon sens.

Prenons un exemple.

Disons que je prononce un discours dans n'importe quelle ville ou village à la lisière de l'actuelle Montérégie. Et que j'aborde des sujets qui me semblent pertinents de notre point de vue.

  • Le SLR sur le pont Champlain
  • Et tous nos autres problèmes de congestion sur les ponts
  • L'autoroute 30
  • Le développement de la Place Charles-Le Moyne
  • Le prolongement du métro
  • La gouvernance de l'aéroport de Saint-Hubert.

Tous des sujets qui sonnent une cloche pour la plupart d'entre nous, car ça fait partie de notre quotidien or, c'est plus ou moins le cas dans la vaste Montérégie.

ET C'est humain. On se mobilise pour les enjeux qui sont proches de notre expérience de vie.

Et on est compétent pour traiter les problèmes, quand on vit dedans.

Ce qui me fait dire que personne n'a raison de dire qu'on veut se séparer. Ni de parler de créer de nouvelles structures.

C'est simplement qu'il faut faire les bons assemblages, entre gens, élus et citoyens, qui partagent les mêmes enjeux, le même enracinement, dans le lieu commun qu'ils connaissent comme le fond de leur poche.

Mais il y a plus encore…

La situation actuelle, dans son éparpillement et son manque d'homogénéité produit des dysfonctions. Par exemple :

  • Comme c'est là, le ministère du Développement économique, innovation et exportation étale sa contribution financière à la Montérégie sur une base géographique :
    • Ça va de Sorel jusqu'à Vaudreuil, de Longueuil à l'Estrie, sans considération pour le nœud stratégique que constitue l'agglomération de Longueuil.
  • Même chose encore au chapitre de la formation de la main-d'œuvre :
    • Les programmes sont développés en fonction de l'ensemble de la Montérégie, alors que la plus grande concentration de besoins est ici.
  • Même chose enfin pour les places en garderie et les logements sociaux :
    • Les programmes touchant la Montérégie sont élaborés sans considérer la concentration démographique de l'agglomération.
    • À population égale, notre région est donc déficitaire de 3000 places en garderies
  • Même chose pour la redistribution des revenus touristiques provenant de la taxe sur les nuitées.
    • Ces revenus, qui pourtant proviennent surtout des hôtels de notre agglomération, sont saupoudrés à la grandeur de la région administrative, au détriment des stratégies touristiques que nous pourrions avoir pour profiter des retombées des touristes qui visitent la région métropolitaine.

Et j'en profite pour préciser que l'Association touristique régionale a le mandat de faire la promotion de notre région.

Développement économique Longueuil pour sa part a reçu le mandat, il y a 4 ans, de développer une nouvelle offre touristique.

Si tout le monde reste dans son carré de sable, il n'y aura pas de chicanes en tourisme. Je comprends le directeur général de l'ATR de se montrer inquiet de voir disparaître sa principale source de revenus. C'est légitime.

Mais je ne le comprends pas de jouer au bonhomme 7 heures et de prétendre que l'agglomération de Longueuil, comme région administrative, ne serait pas capable de tirer son épingle du jeu et de devenir une destination touristique.

Longueuil, pas capable ? Nous, la Capitale des percussions, la salle de spectacles du Dix-30, l'Orchestre symphonique de Longueuil, le nouveau Théâtre de la Ville ?

Pas capable ! Non monsieur. La future région administrative de Longueuil sera capable de tout. Si on le fait ENSEMBLE.

Nous sommes plus 400 000 personnes.

Nous voulons ET Nous pouvons et nous allons réaliser notre région.

On va arrêter d'en parler. On va la faire !

Parce que notre agglomération a le périmètre géographique et le profil démographique, social et économique idéal d'une région administrative.

D'ailleurs si l'agglomération de Longueuil était une région administrative, nous pourrions négocier des règles conformes à notre nature et à notre taille réelle en fonction de nos besoins réels.

Mais il y a des oppositions, Et le plus souvent, des oppositions de bonne foi. Mais ce sont des oppositions qu'il va falloir quand même affronter et résoudre tous ensemble.

Et quand je dis « tous ensemble », il faut que ça soit pour vrai. Pas juste vous et moi. Pas juste les personnes et les groupes qui ont un accès facile aux tribunes. Tout le monde.

Parlant de tout le monde… Parlons d'un sujet qui touche tout le monde, toute notre monde…

Le transport; enjeu numéro 1 de la CCIRS d'ailleurs!

Sur la Rive-Sud, on sait attendre notre tour.

Dix ans qu'on attend pour la région administrative. Dix ans pour refaire les spaghettis autour du pont Jacques-Cartier. 45 ans pour le métro. Eh qu'on est patient sur la Rive-Sud… Moi, ce n'est pas mon fort la patience. Vous aviez deviné ???

Quand je parle transport, je parle aussi du transport collectif.

Au RTL, nous avons connu en 2011 un achalandage record. La demande est là. Mais l'offre doit augmenter.

Le financement supplémentaire lui, doit arriver.

L'augmentation de la taxe sur le litre d'essence, proposée unanimement comme source de financement supplémentaire par la Communauté métropolitaine de Montréal, a été rejetée par le gouvernement du Québec.

Maintenant, l'idée d'un péage est dans l'air.

On parle beaucoup. On jase… Mais il faut une plus grande volonté à Québec de régler la question, une fois pour toutes.

Parce qu'il faut développer l'offre en transport collectif, il faut disposer de budgets réalistes si on veut réussir à sortir les gens de leurs voitures et les faire monter à bord des autobus, du métro et des trains.

Sur la question du financement, la Communauté métropolitaine de Montréal veut mener au cours des prochaines semaines une vaste consultation. Elle s'arrêtera sur notre territoire le 8 mai prochain.

Et ce sera important de se faire entendre parce que sur la Rive-Sud, on a trois gros enjeux : le SLR et le prolongement du métro et la desserte interne.

On sait qu'il y a aura un mode de transport collectif rapide sur le pont Champlain.

Ça, c'est réglé, les engagements de Québec et d'Ottawa sont fermes. Sans équivoque.

Reste à savoir quelle forme cela prendra une fois que le pont sera en construction. Une chose est sûre, le futur nouveau pont Champlain, c'est un gigantesque chantier de 5 milliards de dollars.

Sur la Rive-Sud, nous avons les entreprises, l'expertise et la main-d'œuvre.

Je m'adresse bien ici à des gens d'affaires…Que le message soit clair alors.

Le contrat aura beau s'écrire à Ottawa, les retombées seront notamment ICI sur la Rive-Sud. Nous voulons des retombées é q u i t a b l e s !

Pour le prolongement du métro, c'est autre chose.

Les premières études sur les trois projets de prolongement à Longueuil, Montréal et Laval vont arriver au début de l'été. Québec va ensuite prendre sa décision.

La présidente du RTL, je LE sais, ne restera pas les bras croisés à attendre. Ce serait mal LA connaître.

Aujourd'hui, je lance donc un appel, un cri de ralliement, à l'agglomération, à la Chambre de commerce, au milieu des affaires, à toute la Rive-Sud.

Nous devons nous mobiliser. Comme on l'a si bien fait pour le pont Champlain.

Nous voulons, nous devons obtenir le prolongement du métro de Longueuil ! Ce n'est pas un luxe, ni une coquetterie, mais une nécessité !

Dans ce dossier là aussi, comme d'habitude, on attend notre tour. Mais là, ça fait 45 ans. Ben oui, 1967. L'année de l'Expo ! Je n'étais même pas au monde…

En avez-vous assez d'attendre ? Moi oui. Assez, c'est assez ! Il faut s'affirmer comme région.

JE vous l'ai dit…et pour les sceptiques, je ne suis pas patiente !

Le prolongement du métro c'est nécessaire et c'est maintenant notre tour !

Mais d'ici, là, pour stimuler davantage l'utilisation du transport collectif.

Pour créer une plus grande masse critique d'utilisateurs potentiels du métro prolongé.

J'ai donné le mandat au RTL de développer trois axes d'un nouveau service rapide de surface :

  • L'axe Roland-Therrien vers le métro
  • L'axe Grande Allée-Taschereau vers le métro
  • L'axe est-ouest Taschereau vers Mortagne

Un réseau de lignes à haut volume comme celui-là reliera les grands pôles de notre territoire.

Le nouvel achalandage qu'un tel réseau rapide va générer justifiera encore plus le prolongement du métro.

Ce nouveau réseau fera en sorte que chaque secteur de la Ville serait à portée rapide d'une station du futur prolongement du métro.

Ce seront de nouveaux axes d'autobus rapides pour les heures de pointe du matin et de la fin de journée.

Avec un maximum de fréquence et un minimum d'arrêts entre les points de départ et d'arrivée.

Un réseau de transport collectif efficace et moderne !

Le développement durable est au cœur de notre administration.

J'ai d'ailleurs mis en place récemment le Bureau de l'environnement du développement durable et ce bureau sera très occupé en 2012, car le développement durable c'est tenir compte des enjeux reliés directement à l'environnement, mais aussi des enjeux sociaux liés au développement de notre ville, de notre agglomération.

Nous avons donc mis en branle de grands chantiers.

Ils visent à faire en sorte qu'à Longueuil on ait une vision commune du développement.

Il s'agit d'un Plan de développement durable et d'un Plan d'urbanisme.

Et au niveau de l'agglomération, il y aussi des enjeux de planification, de développement et d'harmonisation que je voudrai discuter avec mes collègues maires des villes liés.

Ils vont nécessiter un Plan de mobilité et de transport et un schéma d'aménagement du territoire de notre agglomération.

Donc, quatre grands chantiers de développement durable.

Ces plans seront élaborés avec les citoyens de Longueuil. Des consultations publiques sont d'ailleurs prévues.

La consultation, c'est incontournable. Il faut savoir qu'au niveau municipal, le citoyen interpelle directement son élu. Au dépanneur, sur la rue, au téléphone. Aucun député, ni au provincial, ni au fédéral, ne subit cette pression-là.

Alors pour que l'expérience personnelle de la consultation et l'obligation morale de consulter deviennent une culture de la consultation dans nos institutions, il faut l'encadrer.

Il faut créer un mécanisme pour gérer les consultations de sorte que les procédures et les règles seront cohérentes et uniformes pour tous.

Si nous avons créé un Bureau de la culture, pour qu'elle rayonne et un Bureau du développement durable pour incarner cette notion dans toutes nos actions, et un Bureau des grands projets pour réaliser toutes nos ambitions, de la même façon, il nous faut un bureau d'information et de consultation publique, pour que le citoyen soit au cœur des discussions sur le développement de sa ville.


Revenons au transport… L'aéroport.

Développement économique Longueuil a fait réaliser l'an dernier une étude en profondeur sur le potentiel de l'aéroport. Le rapport Secor nous confirmait que Longueuil est un pôle aéronautique.

Et cela se confirme par la présence chez nous de l'École nationale d'aéronautique, du Centre technologique en aérospatiale, rattachés tous deux au cégep Édouard-Montpetit, de Pratt & Whitney, de Héroux-Devtek, et de l'agence spatiale canadienne.

Saviez-vous qu'à elle seule, Pratt & Whitney embauche 5 000 personnes. L'entreprise s'est installée ici, en raison de l'aéroport. Il a été construit en 1928. Pratt est arrivé en 1930.

Il y a aussi toute une grappe d'entreprises qui gravitent autour de ce secteur, sans compter que les grands employeurs de la région utilisent l'aéroport : Jean Coutu, Robert Transports, Bombardier, Spectra Premium, Rona, etc.

On parle en fait du plus important moteur de développement économique de la Rive-Sud.

C'est donc le principal employeur de la Rive-Sud :

  • Près de 10 000 personnes gravitent autour de cette industrie. Soit un emploi sur 25 dans toute l'agglomération
  • À elles seules, les 4 principales industries en aéronautique génèrent des retombées économiques directes et indirectes de plus d'un milliard et demi de dollars par année pour notre région.

Mais ce pôle, il faut le consolider.

Ça passe notamment par son aéroport.

L'aéroport est un enjeu crucial. Il a son lot de problèmes, mais aussi d'opportunités.

Le Plan Nord par exemple… Imaginons que l'aéroport de St-Hubert devienne le point de transit des marchandises et des travailleurs vers le nord.

Mais on n'a pas le monopole des idées ou du développement. Il y a un pôle qui se construit aussi autour de Mirabel…Il faut éviter un glissement. Il faut faire en sorte que les entreprises s'installent ici. Pas ailleurs.

Mais tout développement devra se faire dans le souci d'une cohabitation avec les citoyens qui résident à proximité.

Nous croyons aussi qu'il faut simplifier la gouvernance de l'aéroport pour favoriser sa croissance et son développement.

Nous avons donc convenu à l'agglomération de créer le poste de commissaire au développement aéroportuaire.

Il sera le responsable attitré du dossier de l'aéroport au sein de l'agglomération. Et il relèvera les défis associés aux principaux enjeux. Il y en a 4 :

  • La gouvernance de l'autorité aéroportuaire
  • La gestion des nuisances et du bruit
  • La rentabilité
  • La pérennité des infrastructures

Ce gestionnaire jouira d'une solide expérience dans la gestion aéroportuaire et le domaine du transport aérien en général. Cela est essentiel parce qu'il devra élaborer et mettre en œuvre un plan de développement.

Le principe fondamental qui guide notre action dans ce dossier c'est que si c'est géographiquement notre aéroport, il faut aussi que ça devienne juridiquement notre aéroport.


Voilà! Je vous ai lancé aujourd'hui tout ce que j'ai en tête de faire. Tout ce dont on est CAPABLES.

J'espère de tout cœur que vous allez y adhérer.

Parce que ce n'est qu'ensemble qu'on pourra continuer de faire avancer les choses.

Je le sais, le menu est chargé.

C'est quelque chose à digérer. Mais il y a un an, on a mis la table ensemble.

Ensemble on a choisi de s'affirmer.

Avec un peu de chance, et beaucoup d'efforts, l'an prochain, à pareille date, nous aurons une autre raison de nous féliciter d'avoir fait des avancées vers notre affirmation régionale.

Mais surtout, de l'avoir réalisé ensemble !

Merci de votre attention.