Discours de Caroline St-Hilaire Longueuil 3.0 prononcé à la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud le 28 février 2013

Seul le discours prononcé fait foi

Bon midi à tous.

Permettez que je prenne une photo de vous pour envoyer ça à la stratosphère des médias sociaux ?

Allez un petit sourire…

Vous serez dans mon compte Twitter dans quelques instants.

Bon, c'est fait !

Si nous sommes plutôt habiles avec nos appareils intelligents respectifs,

Si chacun de nous se sert du web pour ses besoins personnels ou professionnels,

Il est clair qu'on ne peut plus ignorer cet univers.
Mais s'il sert à nos fins, comme collectivité on ne peut non plus l'ignorer.
Voilà pourquoi aujourd'hui je veux vous parler du Longueuil version 3.0 !

Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire d'avoir une vision, de la planifier.
Ça veut dire d'avoir une idée de ce qui faut faire aujourd'hui, pour des résultats demain !
Ça veut dire de penser Longueuil et de le penser ensemble !
C'est ma vision du Longueuil 3.0.

Avouez que c'est un défi, un défi incontournable, stimulant et collectif.

Alors, il faut dessiner ensemble notre ville.

Une ville où les énergies que nous dépensons rencontrent le moins d'obstacles possible.
Pour que les affaires — vos affaires — tournent mieux. Tournent à plein régime.

Mais avant même de rêver dessiner une ville,
ça prend d'abord et avant tout une économie solide, forte et une population confiante !

Et c'est en ce sens que notre administration a travaillé au cours des 3 dernières années.
Et comme vous êtes des gens qui aimez des faits,
en voici :

  • Longueuil a accueilli pour 1,2 milliard de dollars d'investissement sur son territoire au cours des 3 dernières années.
  • Juste l'année dernière, la valeur totale des permis de construction a atteint le demi-milliard de dollars, précisément 444 M$.
  • Qui dit augmentation des valeurs des permis dit augmentation de la valeur du parc immobilier, et pour Longueuil, on parle d'une valeur de 25 G$
  • Une illustration concrète du Longueuil 3.0, c'est la Place Charles-Le Moyne.

Ma vision est d'en faire un milieu de vie urbain, moderne et humain. Un vrai centre-ville.

Ma philosophie est de se servir des investissements publics comme d'un levier pour stimuler les investissements privés.

Déjà, la Ville y a consacré à ce jour près de 40 M$ et notre projet de rénover l'immeuble du métro a fait boule de neige.

En effet, on dénombre maintenant des projets totalisant au moins 130 M$ au cours des trois prochaines années à la Place Charles-Le Moyne :

  • D'abord, une entente avec le promoteur Triovest pour la valorisation de l'immeuble du métro pour des investissements de plus de 80 M$;
  • Ensuite, une promesse d'achat par la SSQ Société d'assurance-vie, qui veut investir plus de 30 M$ pour un immeuble à bureaux de 12 à 14 étages;
  • Et enfin, un projet d'édifice résidentiel et commercial de 11 étages, juste à côté du campus de Longueuil de l'Université de Sherbrooke, verra le jour très prochainement !
    Un projet de plus de 20 M$.
  • Pour couronner le tout, au début de l'été, nous inaugurerons l'esplanade de la Place Charles-Le Moyne. Ça veut dire une rue Saint-Charles ouverte sur une vraie place publique.

Enfin une entrée de ville avec du caractère !
Enfin une entrée de ville à l'ère du Longueuil 3.0 !

On est donc en train de bâtir quelque chose de bien, je dirais même de pas mal bien !
Certains en ont parlé pendant des années.
Nous on le fait !
Et on le fait en le planifiant bien, parce que ce pôle de haute densité doit rester à l'échelle humaine.

Donc :
Fini les spaghettis pour accéder au pont Jacques-Cartier ou au métro;
Fini l'improvisation dictée par les impératifs du moment, comme lors de l'Expo 67.

Longueuil est une ville qui pense, et qui se pense.

L'envers du dicton qui dit « je pense donc je suis », c'est que si on ne pense pas, on n'existe pas.

Penser le nouveau Longueuil, le Longueuil 3.0, implique donc de faire les choses autrement.

C'est une nouvelle phase du développement de notre Ville.

Longueuil, version 1.0, c'était au tout début. Quand nous étions un paquet de petites localités, amicales, mais disparates, à mi-chemin entre l'urbanité de Montréal et la ruralité de la Montérégie.

Longueuil, version 2.0, ça commencé vers 1930 avec l'ouverture de Pratt & Whitney et l'aéroport de Saint-Hubert.

On connaît la suite. On est passé par les fusions, défusions… On s'est adapté.
Mais s'adapter ne suffit plus.

Dans le Longueuil 3.0., il faut faire les choses autrement.

**Il faut développer autrement. **
C'est ce que nous faisons avec le redéveloppement du pôle Roland-Therrien et notre partenaire, depuis le début du siècle, Pratt & Whitney.

Nous allons faire de ce secteur une entrée de ville prestigieuse. Un quartier qui s'ouvrira sur le fleuve.

Un quartier vert, accueillant, cohabitant avec des commerces de proximité et des entreprises de services.

Une charnière entre notre quartier patrimonial et le secteur plus récent autour du parc Michel-Chartrand.

Et ce qui est nouveau à Longueuil, je dirais même novateur, c'est qu'avant même qu'on ait donné un coup de crayon, on a commencé à consulter les citoyens et les partenaires qui vivent déjà là.
Avant même de faire des plans, les citoyens sont invités à faire partie de cette belle aventure pour faire de ce projet de redéveloppement une aventure commune. Une réussite commune.
C'est exactement pour cela que j'ai mis sur pied le Bureau d'information et de consultation.

Il prendra le pouls du milieu et nous guidera dans toutes ces décisions qui font qu'on atteint l'acceptabilité sociale dans un projet.

Ensuite, dans le Longueuil 3.0, il faut développer mieux.

Le développement durable, ce n'est pas une tendance ou du marketing. C'est une marque de commerce maintenant à Longueuil. C'est en train de faire partie de son ADN.

Des exemples ?

En voici.

Le premier écoquartier sur la Rive-Sud, le Faubourg Cousineau, est en cours de construction ici, à Longueuil. Il a été planifié selon les normes de construction les plus élevées en développement durable avec une certification LEED.

Bientôt, ce sera Longueuil qui sera citée en exemple.

Les projets annoncés à la Place Charles-Le Moyne intègrent aussi les principes du développement durable.

Le pôle Roland-Therrien, quant à lui, constituera sans doute le projet le plus novateur à voir le jour à Longueuil depuis des décennies. Et je dirais même qu'en terme d'ampleur, il y a peu de comparables au Québec.

Il s'agit d'ailleurs de l'un des premiers projets acceptés par Hydro-Québec dans le cadre de son nouveau Programme de soutien aux projets de développement urbain durable.

Enfin, il faut développer en partenariat.

Nous devons soutenir les entreprises d'ici.
Nous devons aussi faire preuve d'audace et de créativité pour en attirer d'autres.
Si on veut jouer dans la cour des grands, faut voir grand !

Par exemple, l'année dernière, nous avons accompagné Varitron, qui investissait 3 M$ pour doubler sa superficie. Cela lui a permis la semaine dernière d'annoncer un partenariat stratégique avec le Groupe Adetel. Ce qui représente cent emplois supplémentaires chez nous !

Voilà pourquoi nous irons de l'avant avec un programme de crédit de taxes afin de favoriser l'implantation de nouvelles industries de pointe dans notre campus industriel, situé près de l'aéroport.

À court et moyen terme, cela va générer des investissements.

À long terme, on va créer de la richesse et des emplois.
On va attirer des travailleurs d'ailleurs à devenir des Longueuillois.
On va dire aux entreprises d'ailleurs de venir s'installer à Longueuil.
En fait, on va entrer dans le Longueuil 3.0 et on va devenir compétitifs.

On n'attendra pas encore 40 ans que quelqu'un dise que c'est peut-être notre tour.
On n'attendra pas qu'une décision des gouvernements supérieurs nous tombe dessus comme un fruit mûr;
On n'attendra pas que le monde entier découvre Longueuil par hasard;
On va se mettre dès maintenant en mode offensif.

Et on va dire aux citoyens de Longueuil que plus de richesse signifie moins de taxes pour eux.

Parce qu'une ville, aussi belle et prospère soit-elle, c'est d'abord et avant tout des gens.

Maintenant pour savoir où on peut aller et jusqu'où on peut aller, il y a une condition.

Cette condition c'est la confiance de la population.

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la tâche première d'une Ville, du point de vue de ses habitants, c'est de rendre des services qui répondent à leurs besoins.

En mon âme et conscience, j'ai le sentiment que c'est exactement ce que nous faisons.

Mais comme on n'est jamais assez sûr, nous avons demandé à Léger Marketing de vérifier si notre « âme et conscience » était d'équerre avec le sentiment de la population.

Léger Marketing possède une expertise particulière
en matière d'évaluation de la performance des villes, c'est l'indicateur municipal de Léger Marketing.

C'est une méthode qui, à la longue, permet l'étalonnage
par rapport à la moyenne des villes québécoises.

La réponse : un taux de satisfaction globale des services municipaux de 82 %. C'est nettement au-dessus de l'indicateur Léger Marketing.

Comme vous allez penser que je ne suis pas objective, je me permets de vous citer les propos exacts de l'experte de chez Léger qui disait que :
les résultats obtenus sont exceptionnels !
Avec cette confiance de la population en sa propre ville, c'est une condition qui nous permet d'agir.

Et c'est une force.

Et cette force doit servir à autre chose que de faire du sur-place, autre chose que d'en rester à « Longueuil, version 2.0 ».

Il faut s'affirmer et aller vers le 3.0.

Et parlant d'affirmation, permettez-moi un aparté sur la question des péages.

On entend toutes sortes de choses.

Au début on nous a dit pas de péage, pas de pont.
Ensuite, on nous a dit, une surtaxe sur le péage du pont Champlain pour financer les infrastructures de transport collectif de Montréal.
Maintenant, on parle de péages sur les ponts Mercier, Champlain et Jacques-Cartier, pour financer leur entretien. POUR FINANCER les infrastructures fédérales !

Ça va s'arrêter où ?

S'affirmer c'est dire :

On ne veut pas d'une taxe à la Rive-Sud.

On ne veut pas d'une taxe aux travailleurs qui tous les matins vont faire tourner l'économie de Montréal.
On ne veut pas d'une taxe au transport qui est l'armature du développement économique.
On ne veut pas de discrimination.

On ne veut pas d'iniquité !
Si on taxe les gens. Si on taxe les marchandises, on nuira à l'économie. Et on nuira à toute la région de Montréal qui est la locomotive de l'économie du Québec.
Et, ce matin, à la Communauté métropolitaine de Montréal, j'ai fait adopter une résolution en ce sens, résolution qui a été adoptée à l'unaminité.
Ottawa et Québec doivent donc payer pour les ponts.

Ottawa et Québec doivent s'entendre pour payer le transport en commun.

On a tous payé pour l'autoroute 73, entre Québec et le Saguenay.

On a tous payé pour la promenade Champlain.

On a tous payé la côte des Éboulements.

On a tous payé pour la 30.

Tout le monde doit mettre l'épaule à la roue pour payer le nouveau pont Champlain et financer l'entretien des ponts.
Et je dirais que c'est la même chose pour le transport en commun, c'est l'affaire de tout le monde !
Le transport en commun doit justement devenir une priorité pour tous, devenir l'affaire de tous !

Parlant de priorités,
nous avons des priorités pour cette année !

Elles placent encore et toujours le citoyen au cœur de sa ville.
Et sont résolument tournées vers le développement économique de notre ville :

On va investir 60 M$ dans des projets de développement urbain;

On va investir 50 M$ dans la revitalisation des quartiers et des infrastructures;

On va investir 20 M$ dans les parcs et espaces verts;

On va investir 12 M$ dans le transport collectif et actif — dont le premier tronçon du Service rapide de bus sur le boulevard Roland-Therrien et la mise en place de l'offre de transport collectif gratuit pour les 65 ans et plus.

ET en plus, on sera prêt pour les Jeux du Québec à l'été 2014.

On va inaugurer la nouvelle esplanade de la Place Charles-Le Moyne.

On va mettre en service le nouveau numéro unique 311. Un seul numéro pour toute l'info. Fini les 12 travaux d'Astérix.

On va déployer la Phase 2 du Marché public. Plus de commerçants et une offre élargie et diversifiée. Un prélude à la phase permanente en 2014.

On va présenter les premières propositions d'aménagement du pôle Roland-Therrien, pour une mise en chantier en 2014.

On va livrer un plan d'affaires pour l'aéroport, le véritable moteur de notre développement économique.

Il nous faut, je l'ai déjà dit, la municipalisation de l'aéroport pour contrôler son destin.

Mais avec le plan d'affaires, nous serons en mesure de développer une stratégie, une offensive.
Il faut que l'aéroport devienne une alternative compétitive et complémentaire à l'offre existante.

Il faut que notre aéroport oriente sa croissance et sa réussite vers des vols domestiques réguliers et des vols nolisés, plutôt que sur les écoles de pilotage.

Pour ça on aura besoin du secteur privé, tant en terme d'expertise que de capitaux.

Si vous m'avez bien suivie.
On pourra dire dans un proche avenir

Saint-Hubert — Toronto
ou Saint-Hubert — Orlando…

En 2014, dans le Longueuil 3.0,

si les Longueuillois me renouvellent leur confiance…

J'entends, après avoir remis les citoyens au cœur de leur ville, leur redonner accès à leur fleuve.

Il faut aménager les berges.
Il faut se doter d'une promenade en rive, piétonnière et cyclable.

Pour réaliser ce projet, nous allons à nouveau investir pour être le levier du développement urbain, humain et vert de la Pointe-de-la-voie-maritime.

Mais pour réaliser tout cela. Pour réaliser notre ville,

il me faut la confiance de la population.

La confiance, c'est la condition dont je vous parlais tantôt.

Et ça commence avec vous, ici, aujourd'hui,

Et si on commençait cette mobilisation autour du défi que je vous ai présenté aujourd'hui.

Celui que j'ai appelé le Longueuil version 3.0.
C'est un défi incontournable, stimulant, collectif.

Je vous remercie.