Histoire du Vieux-Longueuil


Circuit du patrimoine

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Longueuil : une nouvelle page d'histoire

Le 1er janvier 2002, une nouvelle page d'histoire a débuté pour Longueuil. En ce jour était née une nouvelle ville issue du regroupement des municipalités de Boucherville, Brossard, Greenfield Park, LeMoyne, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Hubert et Saint-Lambert. En 2006, suite à la tenue d'un référendum, les villes de Boucherville, Brossard, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Lambert ont été reconstituées en municipalités. Toutefois, le destin de ces villes est resté lié alors que celles-ci forment désormais l'agglomération de Longueuil dont la Ville de Longueuil est la ville-centre. L'arrondissement du Vieux-Longueuil, créé lors du regroupement, fait toujours partie de la Ville de Longueuil avec les arrondissements de Greenfield Park et Saint-Hubert. L'ancienne Ville de LeMoyne fait désormais partie de l'arrondissement du Vieux-Longueuil.

C'est l'histoire de l'ancienne ville de Longueuil, devenue l'arrondissement du Vieux-Longueuil qui est ici racontée.

Le XVIIe siècle

Les origines de Longueuil remontent au XVIIe siècle quand Charles Le Moyne, négociant de Ville-Marie (aujourd'hui Montréal), se voit concéder en 1657 une terre de 50 arpents de front sur 100 de profondeur, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent en face de l'île Sainte-Hélène. Il nomme sa seigneurie « Longueuil » en souvenir de sa Normandie natale et plus particulièrement du village où naquit sa mère, Judith Duchesne. Il choisit d'établir son domaine au centre de la seigneurie et y bâtit un moulin et un manoir seigneurial, bien qu'il garde sa résidence principale à Ville-Marie.

À l'époque, les agressions iroquoises freinent non seulement le commerce des fourrures mais aussi l'établissement des colons. Dans ce contexte de menace, Charles Le Moyne se distingue par ses faits d'armes. En reconnaissance de ses services, Louis XIV l'anoblit en 1668 et les autorités coloniales agrandissent sa seigneurie à 3 reprises (1665-1672-1677). Lorsqu'il meurt en 1685, il est un des hommes les plus éminents et les plus riches de Nouvelle-France.

Charles Le Moyne fils

Charles Le Moyne fils, officier de carrière et deuxième seigneur de Longueuil, fait construire un château fort, terminé en 1698.

« …flanqué de quatre bonnes tours, le tout de pierre et maçonnerie avec un corps de garde, plusieurs grands corps de logis et une très belle église… avec une belle basse-cour, dans laquelle il y a grange, estable, bergerie, colombier, et autres batiments, tous de maçonnerie enfermez dans ledit fort, à costé duqel yl y a un moulin banal et une belle brasserie… et le tout accompagné d'un nombre considérable de domestiques, chevaux et esquipage tous lesquels batiments, lui ont coûté plus de soixante mille livres, tellement que la dite seigneurie est à présent une des plus belles de tout le pays… »

Seigneurie

Il compte ainsi développer son domaine et stimuler l'établissement de censitaires en leur offrant protection et services (commune, moulin et chapelle). De nouveau agrandie (1698), la seigneurie atteint ses limites en 1710 : partant du Saint-Laurent, elle s'étend jusqu'à la rivière Richelieu. Elle est bordée à l'ouest par la seigneurie de La Prairie (rue Devonshire et La Pinière) et à l'est par le fief du Tremblay (rue Léo).

En 1700, Louis XIV exprime encore une fois sa satisfaction envers la famille Le Moyne en érigeant Longueuil en baronnie. Charles Le Moyne sera le seul Canadien de naissance titré baron.

Le XVIIIe siècle

Longueuil entre fièrement dans le XVIIIe siècle. Sa population s'accroît lentement; après avoir concédé les terres en bordure du fleuve, le seigneur doit ouvrir un deuxième rang.

Chemin de Chambly Le village prend forme autour d'une nouvelle église érigée en 1727 à l'est du chemin de Chambly. Les gens de métier s'y installent; on compte un meunier, un forgeron, des négociants, un tailleur d'habits. Des propriétaires d'embarcations transportent les passagers d'une rive à l'autre du fleuve. Les fermiers exercent en général un second métier, celui de coureur des bois, de maçon ou de charpentier.

Durant la guerre de Conquête (1755-1760), une partie des troupes militaires établissent leurs quartiers d'hiver à Longueuil. Les soldats logent chez l'habitant et l'état-major, au château.

Au début du régime anglais, la population de Longueuil reste faible avec ses 708 habitants qui cultivent 2 798 arpents de terre.

Longueuil s'inscrit à nouveau dans l'histoire militaire lorsque les Anglo-américains, insurgés contre les autorités britanniques, projettent d'envahir la province de Québec gouvernée par Carleton, qui a reçu ordre de surveiller leurs faits et gestes. Les futurs Américains assiègent Saint-Jean et 300 d'entre eux se postent à Longueuil où, le 30 octobre 1775, ils affrontent Carleton et ses soldats qui doivent battre en retraite et bientôt leur abandonner Montréal et se réfugier à Québec. Essuyant un échec devant la capitale, les Bostoniens reviennent à Longueuil et y installent une partie de leurs troupes pour l'hiver avant de regagner le sud.

Le XIXe siècle

Le XIXe siècle est un siècle de grands bouleversements et les Longueuillois doivent s'adapter à tous ces changements.

Château fort

Ravagé par les flammes en 1792, le château est démoli en 1810 et ses pierres servent à la construction d'une nouvelle église. Il faut aussi songer à agrandir le cimetière et s'occuper des questions scolaires. La fabrique décide de faire construire une école en 1832. Le bâtiment sera séparé en deux parties, une pour les garçons et l'autre pour les filles.

Eulalie Durocher Eulalie Durocher (Bienheureuse Mère Marie-Rose) fonde en 1843 la communauté des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie qui se consacrera à l'éducation des jeunes filles. Les clercs de Saint-Viateur (1856) s'occuperont de l'éducation des garçons et les frères des Écoles chrétiennes prendront la relève en 1866. Les Sœurs Grises fondent l'hospice Saint-Antoine pour les vieillards et les démunis en 1876. Sept ans plus tard, on entreprend la construction de l'actuelle cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue. Quant à eux, les anglophones utilisaient l'église St. Mark (1840), vouée au culte épiscopalien.

Les années 1830 sont marquées par des problèmes d'ordre économique, politique et social. Voulant participer pleinement au développement de leur société, les Canadiens s'insurgent contre les autorités qui les tiennent à l'écart du pouvoir. C'est à Longueuil que Bonaventure Viger, aidé de quelques patriotes, tire les premiers coups de feu du soulèvement de 1837-1838. Les troupes militaires britanniques réprimeront sévèrement cette rébellion.

Au plan administratif, le système seigneurial ne répond plus aux besoins de l'époque. Le Parlement canadien décide de découper le territoire en corporations municipales. En 1845, il créera entre autres l'immense Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil comprenant tout le territoire depuis Boucherville jusqu'à La Prairie, du Saint-Laurent jusqu'à Chambly. C'est donc une municipalité rurale avec un village. Hippolyte Brosseau en sera le premier maire.

En 1847, le Parlement précise son plan et permet à tout village d'au moins 40 maisons sur une superficie de 30 arpents carrés de former une municipalité distincte. Ce règlement entraînera progressivement la subdivision de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil.

C'est ainsi qu'en 1848, Lord Elgin sanctionne l'incorporation du Village de Longueuil qui deviendra en 1874 la Ville de Longueuil puis, en 1927, la Cité de Longueuil. Le notaire Isidore Hurteau sera le premier maire de cette nouvelle municipalité. D'autres incorporations suivront dont celles de Saint-Lambert (1857), Saint-Hubert (1860), Montréal-Sud (1906) et la Cité de Jacques-Cartier (1947).

Sur le plan industriel, Longueuil participe à l'ère du « progrès » depuis le début du siècle. On construit un moulin à vapeur en 1823 et un traversier à vapeur assure bientôt le transport entre Longueuil et Hochelaga. L'établissement du chemin de fer Saint-Laurent & Atlantique fait de Longueuil un point de transit exceptionnel entre Montréal et Richmond et entraîne un développement industriel important. Lorsque la Compagnie du Grand-Tronc achète le chemin de fer de Longueuil et qu'elle décide de faire construire le pont Victoria pour transporter toutes les marchandises directement à Montréal, c'est la catastrophe! Le village de Longueuil perd presque la moitié de sa population et le prix des propriétés s'effondre.

Hôtel de ville

L'hôtel de ville de Longueuil, rue Saint-Charles, est construit en 1870.

Le XXe siècle

La traversée sur les glaces. Vers 1882. Gravure sur bois. Frédéric B. Schell. Archives nationales, Ottawa La nécessité de relier Longueuil à Montréal, hiver comme été, s'impose. L'idée du chemin de fer sur glace, bien qu'originale, ne suffit pas. Il faut un pont. Au début du XXe siècle, le recensement attribue 2 835 âmes à Longueuil. Utilisant déjà le téléphone depuis 1875, la population réclame maintenant l'électricité, autre source de bien-être et de développement pour la région. Le contrat est signé en 1901 avec la Royal Electric. En 1910, Longueuil est en fête, on inaugure le service de tramways. Les villégiateurs se multiplient.

Pour ce qui est du pont Jacques-Cartier, il faudra attendre en 1930. De nouvelles entreprises liées à l'aéronautique s'installent à Longueuil et connaissent un essor fulgurant durant la période de la Seconde Guerre mondiale.

L'abolition du péage sur le pont, la construction de nouvelles routes et l'inauguration de la station de métro lors de l'Exposition universelle de 1967 laissent entrevoir à la population un avenir des plus prometteurs.

La municipalité de Montréal-Sud est annexée à la Cité de Longueuil en 1961 et, en 1969, il y a fusion entre la Cité de Jacques-Cartier et celle de Longueuil. Unies, elles forment désormais la « VILLE DE LONGUEUIL » et regroupent maintenant plus de 132 700 personnes.

Point d'attraction depuis le régime français, Longueuil a poursuivi la tradition en développant un réseau étendu de services à sa population et d'infrastructures modernes pour ses industries. Des gens de partout choisissent Longueuil pour la qualité de son environnement, sa situation géographique, son dynamisme et tout simplement le plaisir d'y vivre.

Les maires de la Ville de Longueuil

La Ville de Longueuil, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est le résultat d'annexions et de fusions, au cours des ans, de plusieurs territoires. Au début, il y avait la baronnie de Longueuil qui devint la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil en 1845. En 1848, la paroisse fut scindée en deux pour former la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil et le Village de Longueuil. En 1906, le Village de Montréal-Sud fut créé. En 1947, la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil devint la Ville de Jacques-Cartier. C'est en 1961, avec l'annexion de Montréal-Sud, qu'eût lieu la première annexion permettant d'agrandir le territoire de ce qui était alors la Cité de Longueuil. En 1969, la fusion entre la Cité de Jacques-Cartier et la Cité de Longueuil agrandit encore le territoire de la Ville de Longueuil. Enfin, le 1er janvier 2002, le gouvernement du Québec procède à un regroupement de huit municipalités soit les villes de Boucherville, Brossard, Greenfield Park, Le Moyne, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Lambert et Saint-Hubert pour former la nouvelle Ville de Longueuil.

  Paroisse Saint-Antoine de Longueuil - Cité de Jacques-Cartier Longueuil - Village, Ville et Cité, Ville Montréal-Sud - Cité et Ville
1845 La baronnie de Longueuil est constituée en municipalité et se nomme Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil - Hipolythe Brosseau    
1848 La paroisse est scindée en deux pour former la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil et le Village de Longueuil    
1848   Isidore Hurteau  
1850   Charles Sabourin  
1853   Pierre Davignon  
1855 Toussaint Daigneau    
1858 Laurent Benoît    
1860 Toussaint Betourne    
1861   André Trudeau  
1862   Gédéon Larocque  
1868 Alfred Lawrence Williams    
1870 Pierre Benoît Isidore Hurteau  
1872 Augustin Pierre Jodoin    
1874 Alphonse Trudeau dit Lamarche (janvier à juillet), Narcisse Vincent (à partir de juillet) Le Village devient la Ville de Longueuil - Augustin-Pierre Jodoin  
1876   Isidore Hurteau  
1878 Louis Dubuc    
1880   Joseph Vincent  
1881   Charles Bourdon  
1882 Eugène Fournier dit Préfontaine Bruno Normandin  
1883 Pierre Basile Lamarre    
1886   Pierre E. Hurteau  
1887   Louis E. Morin  
1889   Pierre Brais  
1891   Bruno Normandin  
1892   Louis E. Morin  
1893   Ovide Dufresne, fils  
1896   Michel Viger  
1898 Raymond Achim Maurice Perreault  
1899 Georges Charron    
1900 Antoine Émard    
1902   Victor Pigeon  
1903 Louis Betournay    
1904   Édouard C. Lalonde  
1905 Barthélémie Charron    
1906 Philippe A. Savoie (de janvier à novembre), Arthur Daigneault Bruno Normandin Érection du Village de Montréal-Sud (9 janvier) - John Smilie
1908   Amédée Geoffrion  
1909     Napoléon Labonté
1911 Louis Richard   Le Village devient la Ville de Montréal-Sud
1912 Arthur Daigneault Henri St-Mars  
1913     John Smilie
1915   Alexandre Thurber  
1916     Edmond Hardy
1920   La Ville devient la Cité de Longueuil  
1924     David McQuaid
1925   L. J. Émilien Brais  
1926 Joseph Goyette    
1932     H. Hamer (à partir de mai)
1933 Ernest-Fabien Vaillant Alexandre Thurber  
1935   Paul Pratt  
1936     C. Patenaude
1938     H. T. Palmer
1939     James E. Brindley (à partir d'août)
1940 Joseph R. Goyette (à partir d'octobre)    
1942     Robert Gault Keers
1947 La Paroisse Saint-Antoine devient la Ville de Jacques-Cartier (10 mai) - Joseph Rémi Goyette    
1948     Édouard Richer
1949 René Prévost    
1950     Aimé Lefebvre
1952 La Ville de Jacques-Cartier devient la Cité de Jacques-Cartier   Marcel Salette
1954 Hector Desmarchais    
1955 Julien Lord (à partir de mars)    
1957 Jean-Louis Chamberland    
1958     Sylva Charland
1960 J. A. Léo Rémillard    
1961   Annexion de Montréal-Sud à la Cité de Longueuil  
1963 Jean-Paul Tousignant (25 février au 21 mai), Charles F. Labrecque (24 mai au 1er juin), Jean-Paul Vincent (à partir du 1er juin)    
1966 Roland Therrien Marcel Robidas  
   
1969 Fusion des cités de Jacques-Cartier et Longueuil qui devient la Ville de Longueuil - Roland Therrien (du 16 août au 1er novembre), Marcel Robidas (à partir du 1er novembre)
1982 Jacques Finet
1986 Jacques Finet (jusqu'au 16 avril 1987)
1987 Florence Mercier
1987 Roger Ferland
1994 Claude Gladu
2002 Regroupement

Les maires de la Ville de LeMoyne (1949-2001)

Henri Sicotte
1949-1952
Albert Bélanger
1952-1954
Jean Bariteau
1954-1967
André Charpentier
1967-1977
Michel Sicotte
1977-1981
Louise Gravel
1981-1993
Guy Talbot
1993-2001

Depuis 2002, tel que souhaité par la population de l'ancienne Ville de Lemoyne, qui avait été fusionnée en 2002, le secteur de Lemoyne est demeuré à l'intérieur de la Ville de Longueuil et intégré, en 2006, à l'arrondissement du Vieux-Longueuil.

Saviez-vous que…

  • La seigneurie de Longueuil est érigée en baronnie en 1700 ?
  • Le premier baron de Longueuil, Charles Le Moyne fils, est gouverneur de Montréal entre 1724 et 1729 ?
  • Les flammes ravagent le château fort de Longueuil en 1792 ?
  • Le peintre Cornélius Krieghoff est une des figures les plus connues de la peinture ancienne du Québec. Il a contribué plus que tout autre à transmettre une image pittoresque de la vie des « Canadiens français ». En 1853, Krieghoff quitte la ville de Longueuil où il résidait depuis 1846 chez sa belle famille Gauthier dit Saint-Germain, pour s'installer à Québec. Il s'imposera dès lors dans la peinture de paysage pour les dix années suivantes.
  • Le chemin Chambly est une route à péage entre 1842 et 1889 ?
  • Eulalie Durocher fonde à Longueuil la communauté des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie en 1843 ?
  • Une fonderie est mise en activité en 1845 et qu'on y fabrique des roues et des charrues ?
  • Le premier marché ouvre ses étals en 1854 ?
  • Le 13 janvier 1880, on inaugure le chemin de fer sur glace entre Montréal et Longueuil ?
  • Longueuil a célébré son tricentenaire en 1957 ?
  • Une faute d'orthographe du scribe qui rédigea l'acte de concession de la seigneurie en 1657 fit que LONGUEIL devient LONGUEUIL ?
  • Longueuil s'est jumelée à deux villes en 1968, soit Lafayette en Louisiane et Whitby en Ontario, pour permettre des échanges d'ordre culturel, horticole, économique, social et touristique ?

Armoiries de l'ancienne Ville de Longueuil

Ces armoiries qui se composent des armes du fondateur de Longueuil, Charles Le Moyne, incluent une guirlande de feuilles d'érable sinople, au pied de laquelle repose le légendaire castor canadien au naturel. Le 13 avril 2005, le Héraut d'armes du Canada a concédé à la Ville de Longueuil de nouveaux emblèmes héraldiques, qui sont les armoiries historiques de la famille Charles Le Moyne.

Armoiries

« D'azur à trois roses d'or, au chef cousu de gueules chargé d'un croissant d'or, accosté de deux étoiles du même, timbré d'une couronne murale également d'or. L'écu est orné de deux rameaux d'érable de sinople avec un castor au naturel à la base ».

(Archives de la famille Le Moyne de Sérigny, Bordeaux, France)

L'écu a été surmonté d'une couronne d'or à sept tours. Cette couronne murale évoque les fortifications dont naguère les villes étaient entourées.

Dans le listel apparaît la devise « labor et concordia ».

Signification des couleurs

Azur : couleur bleu céleste qui se représente en gravure par des lignes horizontales; c'est l'emblème de la justice, de la loyauté et de la beauté.

Gueules : couleur rouge, l'un des métaux de l'écu. Il se représente en gravure par des lignes verticales.

Or : le premier des métaux, symbole de la foi, de la force et de la richesse; se représente en couleur par le jaune, et en gravure par un pointillé diagonal.

Sinople : couleur verte.

Au naturel : se dit des animaux ou des végétaux représentés de la couleur que la nature leur a donnée.

Le symbole social de l'ancienne Ville de Longueuil

Le symbole identifiant la Ville de Longueuil avait été adopté en 1978 alors que Marcel Robidas était maire de la Ville. Depuis le regroupement, ce symbole n'est plus utilisé.

« Ce regard vers l'avenir puise ses racines dans la configuration géographique et dans l'histoire très riche de notre ville. Ce programme de conservation de la nature liera désormais ceux qui travailleront à ériger ici une grande ville à la dimension de l'homme ».

(Marcel Robidas, maire de Longueuil, 1er mars 1978)

Pour en savoir plus…

  • Le relevé toponymique

    • L'histoire par le nom des rues, des parcs et des districts électoraux de la Société historique et culturelle du Marigot.
    • Télécharger le Relevé toponymique de Longueuil
  • Des organismes d'histoire et de généalogie

  • De l'information sur le site patrimonial cité du Vieux-Longueuil

  • Des livres et des documents historiques disponibles à la Bibliothèque municipale de Longueuil

    • DOUCET, Édouard et SOCIÉTÉ d'histoire de Longueuil. Longueuil 1657-1992 : 335 ans d'histoire à travers photos, cartes postales et illustrations. Pointe-Claire, Québec, Rousssan; Longueuil, Société d'histoire de Longueuil, 1992, 1 v. (non paginé).
    • FORTIN, Lionel. Histoire d'une paroisse : Saint-Pierre-Apôtre de Longueuil 1950-1980. [s.l.n.d.], 120 p.
    • GAUTHIER, Robert et SOCIÉTÉ historique et culturelle du Marigot. Longueuil, ville patrimoniale et riveraine. Longueuil, Éditions du Marigot, 1998, 92 p.
    • GAUTHIER, Robert. Petite histoire illustrée de Longueuil : de la dernière glaciation à la grande ville de banlieue. Longueuil, Société historique et culturelle du Marigot, 1997, 288 p.
    • JODOIN, Alex et J. VINCENT. Histoire de Longueuil et de la famille de Longueuil. Montréal, Gebhardt-Berthiaume, 1889, 681 p.
    • LEMOINE, Louis, Raymonde GAUTHIER et Claude PERRAULT. Le château fort de Longueuil, 1698-1810. Longueuil, Société d'histoire de Longueuil, 1987, 152 p.
    • LEMOINE, Louis. Longueuil en Nouvelle-France. Longueuil, Société d'histoire de Longueuil, 1976, 156 p.
    • PRATT, Michel. Dictionnaire historique de Longueuil, de Jacques-Cartier et de Montréal-Sud. Longueuil, Société historique et culturelle du Marigot, c1995, 500 p.
    • PRATT, Michel. Atlas historique de Boucherville, Brossard, Greenfield Park, LeMoyne, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Hubert et Saint-Lambert. Société historique et culturelle du Marigot, 2001.
    • PRATT, Michel. Jacques-Cartier, une ville de pionniers, 1947-1969, Société historique et culturelle du Marigot, 1994.
    • RUMILLY, Robert. Histoire de Longueuil. Longueuil, Société d'histoire de Longueuil, 1974, 472 p.
    • SOCIÉTÉ d'histoire de Longueuil. Cahiers : Société d'histoire de Longueuil. Longueuil, La Société, 1972- , v.
    • SOCIÉTÉ historique et culturelle du Marigot, Cahiers, 1978-