Longueuil adopte son Plan de mobilité active La Ville veut augmenter de moitié la part de ses déplacements actifs

Longueuil s'est doté d'un Plan de mobilité active (PMA) qui vise l'amélioration de la santé physique, la réduction de l'usage individuel de l'automobile et la mise en place d'alternatives de transport actif et collectif. L'ensemble de ces mesures contribuera à réduire l'étalement urbain, réduire les gaz à effet de serre et augmenter la préservation des milieux naturels, tout en améliorant la qualité de vie dans les quartiers par des aménagements conviviaux et sécuritaires.

La Ville s'appuiera sur ce plan, adopté lors de la séance du conseil de mardi, pour stimuler la participation à des modes de transport actif au cours des prochaines années. Actuellement 11 % de tous les déplacements dans la ville se font à pied (9,5 %) ou à vélo (1,3 %).

« Nous avons consulté des centaines de citoyens pour mesurer leur intérêt à se déplacer autrement à Longueuil. Ce plan est une réponse à leur souhait de vivre dans une ville à l'échelle humaine, dans laquelle piétons, cyclistes et automobilistes pourront se déplacer en toute sécurité. C'est ma vision du Longueuil 3.0 où les saines habitudes de vie et la santé de nos citoyens côtoient le développement durable et responsable de notre ville », explique la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire.

Constats et diagnostic
Les citoyens ont relevé, lors des consultations, que le réseau routier était un lieu de conflits entre les différents modes de transport, qu'il y avait un manque de civisme, et qu'il y avait des enjeux de vitesse et des obstacles routiers majeurs entre les quartiers. Le PMA de la Ville de Longueuil décrit ainsi 30 actions concrètes visant à favoriser les déplacements actifs d'ici 2035. Le plan énonce également quatre cibles pour atteindre les résultats escomptés : doubler le nombre de kilomètres de voies cyclables pour atteindre 300 km, tripler le nombre de places de stationnement pour les vélos, augmenter de 50 % la part modale de la marche et du vélo d'ici 2035 et augmenter de 25 % les déplacements actifs pour les distances de moins d'un kilomètre. Des modérateurs de vitesse seront également mis en place dans certaines rues.

« Nous sommes déjà à revoir comment réaménager la ville et les quartiers pour assurer un meilleur partage de la route entre les piétons, les cyclistes et les automobilistes. Il faut de plus créer des liens utilitaires de transport entre les pôles importants d'emplois, d'études et de services », soutient madame St-Hilaire.

Un suivi sera effectué tous les cinq ans pour ajuster le tir. La mise en œuvre du PMA s'accompagnera d'investissements de 7,7 M$ pour l'ajout de plus de 80 km de voies cyclables pour la période 2013-2018. Des investissements supplémentaires seront également effectués en infrastructures, en mobilier urbain et en planification.