Grève des cols bleus à Longueuil : des incohérences dans le discours syndical

La Ville de Longueuil a refusé de signer le document que le syndicat des cols bleus est venu déposer symboliquement cet après-midi à l'hôtel de ville, prétendant qu'il s'agissait d'une convention collective. Le document remis ne contient pas les textes en lien avec la recommandation de la conciliatrice d'uniformiser et d'ajuster les horaires de travail qui sont actuellement différents dans les trois arrondissements de la ville.

Contrairement à ce que prétend le syndicat, il n'y a pas eu de volte-face, les textes de la convention n'ont pas encore été approuvés par la Ville. C'est plutôt la recommandation de la conciliatrice qui a été adoptée par le comité exécutif de l'agglomération afin de donner le mandat au comité patronal de la Ville de négocier les textes de la convention collective. C'est le conseil d'agglomération qui doit ultimement entériner la convention collective, une fois que les parties auront convenu des textes qui devront refléter la recommandation de la conciliatrice.

La Ville ne s'explique pas que le président du syndicat ait choisi de tenir une conférence de presse alors que ses délégués participaient cet après-midi à une rencontre patronale-syndicale sur les horaires de travail, comme prévu par la recommandation de la conciliatrice. Dans ce contexte, la Ville ne comprend pas non plus que le syndicat ait décrété deux journées de grève ce vendredi et ce samedi.

Les citoyens pourront prendre connaissance des activités qui pourraient être touchées par cette grève de deux jours à longueuil.quebec.