Agrile du frêne : Longueuil appuie la demande de la Fédération canadienne des municipalités pour la création d’un programme fédéral d’aide

Alors que des sommes importantes devront être investies à court et moyen terme pour freiner la propagation de l'agrile du frêne, la Ville de Longueuil donne son appui à la Fédération canadienne des municipalités (FCM) pour demander la mise sur pied d'un programme fédéral de lutte à l'agrile du frêne.

« L'agrile du frêne est une problématique à laquelle nous devons nous attaquer collectivement. C'est pourquoi j'ai suggéré que la Ville de Longueuil travaille en étroite collaboration avec les villes de l'agglomération, pour se doter d'une position et d'une stratégie commune. Nous appuyons aujourd'hui la demande de la FCM, parce que l'effort demandé aux municipalités pour combattre l'agrile du frêne est disproportionné par rapport aux moyens qui sont à notre disposition, puisqu'aucune mesure financière ne nous a été offerte jusqu'à maintenant. Étant donné que le mandat de protéger les ressources végétales contre les parasites relève de l'Agence canadienne d'inspection des aliments, une agence fédérale, le gouvernement canadien a le devoir de nous apporter son soutien », a déclaré la mairesse Caroline St-Hilaire.

L'agrile du frêne constitue une menace grave pour l'économie et l'environnement des régions urbaines et boisées. Forêts Canada estime en effet que le coût du traitement, de l'enlèvement et du remplacement des arbres infestés par l'agrile du frêne dans les municipalités canadiennes pourrait s'élever à 30 milliards de dollars au cours des 30 prochaines années. Ces impacts sont évalués à 450 M$ au cours des 15 prochaines années simplement pour la Communauté métropolitaine de Montréal.

Des mesures concrètes

À l'instar de la Ville de Longueuil, plusieurs villes canadiennes se sont dotées de plans d'action pour limiter la progression de l'agrile du frêne. Le plan d'action de Longueuil a été mis en place dès septembre 2012, alors que la présence du parasite sur son territoire a été confirmée par l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Des collectes spéciales de branches ont notamment été instaurées afin de permettre aux citoyens de se défaire de ces matières en toute sécurité.

En septembre dernier, l'Union des municipalités du Québec a adopté une résolution pressant les gouvernements du Québec et du Canada de mettre en place un programme d'aide financière tel que réclamé par la FCM.