Cabinet de la mairesse – Pacte fiscal : des coupures inacceptables pour cinq grandes villes du Québec

Alors que le premier ministre s'apprête à signer un pacte fiscal transitoire, les maires des villes de Gatineau, Laval, Longueuil, Saguenay et Trois-Rivières, qui représentent 1,5 million de citoyens, dénoncent les nouvelles coupures de 300 M$ imposées aux municipalités.

« Ce pacte fiscal représente ni plus ni moins un transfert du poids fiscal du gouvernement du Québec aux gouvernements municipaux. Si nous sommes obligés d'augmenter les taxes pour payer ce déficit, encore une fois, ce sont les mêmes contribuables qui paieront. Plus fondamentalement encore, les villes ont à leur charge 58 % des infrastructures publiques québécoises, alors qu'elles ne reçoivent que 8 % des taxes et impôts payés par les contribuables. Alors que le gouvernement Harper annonce une baisse de la TPS de 2 %, qu'il envisage désormais de libérer un nouvel espace fiscal en réduisant les impôts, et que le gouvernement du Québec a réduit les impôts sur le revenu, les villes, elles, se voient aujourd'hui contraintes d'augmenter les taxes foncières ou alors de couper dans les services aux citoyens », affirment les maires des villes de Laval, Gatineau, Longueuil, Saguenay et Trois-Rivières.

« Bien que nous sommes conscients que le gouvernement du Québec doit prendre des mesures pour corriger la précarité des finances publiques, nous considérons que les municipalités ont déjà suffisamment contribué. Uniquement l'année dernière, le gouvernement québécois a ajouté des coupures de 235 M$ dans ses transferts aux municipalités. Aujourd'hui, sous le couvert d'un pacte fiscal, il nous annonce des coupures unilatérales supplémentaires de 300 M$. C'est inacceptable, nous avons déjà largement fait notre part, les contribuables eux aussi », concluent les maires.