La mairesse de Longueuil plaide pour plus d’autonomie et de financement pour les municipalités

La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, adhère aux propositions du Livre blanc de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), présentées dans le cadre ses Assises annuelles. Le livre blanc rappelle que l'encadrement législatif actuel du monde municipal ne reflète plus la réalité des villes qui sont confrontées à de nouvelles responsabilités qui ont accru leurs responsabilités financières.

Par exemple, les villes assument de plus en plus de responsabilités en matière de développement économique, de développement durable, de transport collectif et de culture. Toutefois, le financement pour assurer la qualité de ces services ne suit pas. Les villes, préoccupées par la disparition des espaces verts, se retrouvent confrontées à l'obligation d'hausser leur principale source de financement, les taxes foncières, au détriment des citoyens.

« Le gouvernement québécois doit reconnaître que les municipalités sont au cœur de la vie des citoyens et que les élus municipaux sont les mieux placés, de par leur proximité avec eux, pour connaître leurs priorités. Cela commande une reconnaissance de la municipalité comme palier de gouvernement autonome, avec les pouvoirs et les ressources requises au plein exercice de leurs responsabilités », soutient la mairesse Caroline St-Hilaire.

Une saine démocratie municipale

D'autre part, la mairesse de Longueuil réitère que le débat demeure entier sur les dépenses de recherche et de secrétariat des conseillers municipaux parce que le ministère des Affaires municipales des Régions et de l'Occupation du territoire s'obstine depuis près de 30 ans à ne pas préciser clairement ce que sont les dépenses admissibles.

« Mon administration à instauré dès 2011 une politique de reddition de comptes publics des dépenses de recherche et de secrétariat. En ce qui a trait au remboursement de ces dépenses, une réflexion s'impose et une réforme majeure de tout le système de financement est devenue indispensable », a soutenu la mairesse de Longueuil.

Présentement, des dépenses de fonctionnement sont acceptées dans les villes de Montréal, de Québec ou même pour les partis politiques à l'Assemblée nationale, mais elles ne le sont pas à Longueuil ou dans les autres villes.